13/03/2026

Le regard du spécialiste des transactions : Sanivation

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Opération : 3,8 millions USD pour développer une solution innovante de valorisation des déchets au Kenya

Partenaire : Sanivation Ltd

Solution de PIDG : prêt convertible* et subvention d’assistance technique

*Un instrument de prêt à court terme pouvant être converti ultérieurement en fonds propres de l’entreprise.

À propos du projet

Cet investissement permettra à Sanivation d’accroître ses capacités afin de traiter l’équivalent des boues fécales produites par 130 000 ménages et de fabriquer des briquettes de combustible solide au rendement supérieur à celui du bois de chauffage traditionnel. Ces briquettes réduiront de 10 à 30 % les coûts énergétiques des clients, allégeront la pression sur les installations existantes de traitement des eaux usées et contribueront à prévenir la pollution du lac Naivasha.

Comment l’opération a-t-elle vu le jour ?

Nous étudiions déjà la solution de valorisation des déchets proposée par Sanivation, mais l’opération a pris de l’élan lorsque notre responsable du développement commercial a participé à une table ronde aux côtés du PDG de Sanivation. Au cours de cette discussion, notre responsable a constaté que l’entreprise avait besoin de capitaux d’amorçage pour déployer sa solution pionnière à plus grande échelle, donnant ainsi l’impulsion à l’opération.

En associant un prêt convertible à une assistance technique, nous avons réduit les risques liés au financement du projet tout en renforçant la viabilité et l’impact de l’investissement.

Qu’avait Sanivation d’unique ?

Le modèle économique de Sanivation est particulièrement novateur. La transformation des boues fécales en briquettes de combustible renouvelable destinées aux industries locales permet de relever simultanément deux défis : répondre aux besoins en matière d’assainissement sûr et de production de chaleur industrielle propre et abordable. L’approche fondée sur un partenariat public-privé (PPP) garantit une forte adhésion des gouvernements des comtés et des opérateurs de services d’eau. Cette approche intégrée fondée sur l’économie circulaire renforce également la pérennité financière du modèle par rapport aux modèles traditionnels exclusivement axés sur l’assainissement.

Quel a été le principal défi à relever ?

La collaboration entre les secteurs public et privé peut s’avérer complexe. Le travail mené par notre équipe juridique pour veiller à ce que tous les documents pertinents soient correctement établis et signés en temps voulu a renforcé les fondements juridiques du projet, ce qui était essentiel pour réduire les risques liés à l’investissement.

Cette opération peut-elle être reproduite ? De quelle manière ?

Oui ! Le projet de Naivasha servira à démontrer la viabilité commerciale à grande échelle du modèle de valorisation des déchets de Sanivation. L’entreprise a déjà signé des accords de développement conjoint avec neuf autres gouvernements de comté, ce qui témoigne d’une forte demande et d’une solide adhésion institutionnelle. Sanivation travaille également à d’autres initiatives destinées à constituer un portefeuille structuré de projets permettant de reproduire ce modèle.

L’approche de valorisation des déchets et le modèle de partenariat public-privé pourraient contribuer à relever les défis liés à l’assainissement et à l’énergie dans l’ensemble de la région.

Avec le recul, auriez-vous procédé autrement ?

Rétrospectivement, le dialogue engagé dès le début avec les représentants des pouvoirs publics s’est révélé précieux, mais certains enjeux réglementaires et contractuels essentiels auraient dû faire l’objet d’une concertation plus explicite afin d’éviter les retards et de rendre les échanges internes plus efficaces.

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